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Ouvrir son capital pour doper sa croissance

C'est une route qu'empruntent de plus en plus d'entrepreneurs. La levée de fonds est souvent la condition nécessaire pour qui veut accélérer sa croissance.  Laurent Pruvost, président d'In'Tech Medical , le fabricant nordiste d'implants et d'instruments chirurgicaux orthopédiques, explique que les levées de fonds ont décuplé son business. « Nous avons décidé en 2012 d'ouvrir notre capital pour nous internationaliser : nous n'avions pas les moyens d'investir et de recruter les bonnes personnes. Grâce aux levées de fonds, nous sommes passés de 200 à 830 collaborateurs. De 25 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2012, nous avons fait passer l'entreprise à 110 millions », raconte celui qui vient de recevoir le Prix de l'entrepreneur de l'année pour la région Hauts-de-France.

 

« Le monde du private equity pouvait faire peur il y a quelques années. Depuis 2011, on sent une vraie évolution, avec des entrepreneurs beaucoup plus ouverts, estime Guillaume Cornu, responsable du marché entrepreneur au sein d'EY. Les entreprises n'ont pas d'autres choix que de croître pour survivre : elles ont besoin d'innover, de recruter, d'exporter. Et l'un des principaux accélérateurs, c'est l'ouverture de capital. »

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S'entourer de gens meilleurs que soi

Faire entrer un investisseur dans sa société implique de lui faire confiance. Cela n'est pas qu'une histoire d'argent. « Le private equity et les family offices - des gestionnaires de grande fortune - vont ouvrir leurs carnets d'adresses, aider les entrepreneurs à structurer et développer la société, à réaliser des reportings et construire des tableaux de bord avec des indicateurs clés. Par leur réseau, ils peuvent également être des apporteurs de cibles pour réaliser des acquisitions ou se développer à l'international. Ils sont aussi d'excellent conseil dans le domaine des enjeux environnementaux, sociétaux et de gouvernance. Tout cela est extrêmement vertueux », concède Marc Lefèvre, associé chargé de l'activité capital market chez EY.

Certains fonds sont plus intrusifs et pointilleux que d'autres. « Certains fonds majoritaires nés d'une fortune personnelle peuvent exiger des reportings très réguliers, prévient Benoit Nowaczyk, associé au sein du cabinet d'expertise comptable Walter France. Le fait de rendre des comptes à ses actionnaires ne doit toutefois pas être vécu comme une limitation de pouvoirs, mais plutôt comme l'occasion de débattre des choix stratégiques avec des professionnels expérimentés. »

Effet de levier

Les levées de fonds donnent également accès à d'autres financements auxquels l'entrepreneur n'aurait pu prétendre seul. « Si vous levez 300.000 euros, bpifrance peut par exemple abonder de 300.000 euros supplémentaires, indique Gabriel Jarrosson, entrepreneur de vingt-neuf ans, devenu business angel. Rassurées par les capitaux levées, les banques prêtent plus facilement. Le  Réseau Entreprendre , qui accorde en moyenne 29.000 euros de prêts d'honneur, observait en 2018 un effet de levier auprès des banques équivalant à une multiplication par 13, soit 377.000 euros de prêts accordés en moyenne. « Une société de taille moyenne, réalisant maximum 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, qui lève 800.000 euros pourra emprunter sans difficulté la même somme », renchérit Benoit Nowaczyk.

Lever plus, le plus tard possible

L'entrée au capital d'un investisseur ne répond à aucune règle préétablie, mais il est préférable de la réaliser le plus tard possible. « L'idéal est d'attendre que le produit soit mis sur le marché. C'est ainsi que l'entreprise va augmenter sa rentabilité et prendre rapidement de la valeur, poursuit Gabriel Jarrosson. Et plus le chef d'entreprise crée de la valeur, moins il sera dilué. »

Il ne faut pas non plus perdre de vue que ces démarches sont chronophages. Une levée de fonds dure entre cinq et dix-huit mois avec une moyenne de douze mois. « Une longue période pendant laquelle le dirigeant doit démontrer la viabilité du modèle économique, et jongler avec un emploi du temps chargé. En moyenne 30 % de son temps sera dédié à l'opération avec des périodes durant lesquelles il s'y consacrera entièrement », confie Benoit Nowaczyk.

Il est enfin préférable de lever plus d'argent que ses besoins réels. « Si on a le luxe de lever plus d'argent, il ne faut pas hésiter à le faire », conseille Gabriel Jarrosson. Mais la levée de fonds représente aussi un coût. Le prix à payer étant représenté par la dilution pour les fondateurs, usuellement entre 20 et 30 %. « Une levée de fonds trop importante avec un modèle insuffisamment calé et mature peut avoir de lourdes conséquences », met en garde le business angel. Le risque étant de perdre le contrôle, ou de mettre la société dans une impasse en cas d'échec de la levée de fonds.

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